[Actu] Le salon de l’armement ARMY-2018 (1)

Le salon de l’armement ARMY-2018 qui se déroule actuellement entre le 21 et le 26 août au sein du « Patriot Park » de Moscou (à Kubinka) est l’événement à ne pas manquer pour voir les avancées et les nouveautés militaires russes. Cet événement dont la première édition remonte à 2015, est l’occasion rêvée pour les militaires russes ainsi que pour les commerciaux du complexe militaro-industriel de mettre en avant les productions locales ainsi qu’un bon coup de projecteur médiatique sous lequel s’effectue un ensemble de signatures de contrats de vente dont les négociations ont été achevées au préalable et dont l’annonce est mise en attente en vue de ce salon.

L’édition 2018 du salon de l’armement ARMY reste dans le même cadre que ses éditions précédentes:

  • Une avalanche de nouvelles
  • Des signatures de contrats
  • Des présentations statiques de prototypes
  • Des présentations dynamiques de véhicules anciens et nouveaux

Vu l’ampleur du salon, la masse importante d’informations, il nous est nécessaire de subdiviser la revue de ce salon en deux parties: une première partie (celle que vous lisez en ce moment) qui se focalisera sur les domaines aériens et navals et une deuxième partie, rédigée par Benoît Cyvoct, qui assure le suivi des materiels terrestres.

Un choix éditorial a néanmoins du être posé par rapport au traitement de l’information: vu l’afflux massif d’informations et le côté parfois contradictoires des sources, un tri a été effectué et nous ne parlerons que des annonces les plus pertinentes.

Ilyushin IL-114-300

Ce moyen-courrier régional doté de deux turbopropulseurs dont le développement fut initié en 1986 dans le but de remplacer l’Antonov An-24 effectua son premier vol le le 29 mars 1990. Initialement produit au sein de l’usine TAPO (Tashkent, Ouzbékistan), il à vu sa production s’achever prématurément et ce après seulement 20 appareils produits entre 1992 et 2013. La Russie ayant besoin d’un appareil régional apte à remplacer les appareils occidentaux importés a décidé de relancer sa production au sein de l’usine Sokol (Nijni Novgorod) avec la signature d’une LoI (Letter of Interest – Lettre d’intention) portant sur l’acquisition de 50 IL-114.

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L’IL-114-300 codé RA-91003 servant de démonstrateur pour une version de lutte ASW. Photo@defence.ru

Les militaires lorgnent depuis plusieurs années sur cette plate-forme pour en dériver un appareil de lutte anti sous-marine destiné à remplacer les IL-38(N). Un premier appareil va d’ailleurs être acheté d’ici à la fin de l’année pour servir de plate-forme d’évaluation pour des missions de:

  • Lutte ASW
  • Guerre électronique

En fonction des résultats obtenus, les commandes fermes suivront ensuite; il est d’ailleurs intéressant de constater que la Marine Russe semble suivre la voie d’un double remplacement pour ses appareils de lutte ASW (anti-sous-marine): l’IL-114-300 servira à remplacer les IL-38(N) en tant qu’appareil chargé d’assurer la protection du littoral tandis qu’une autre plate-forme (non déterminée tant qu’à présent) assurera le remplacement – à plus long terme – des Tu-142MK/MZ.

Kamov Ka-27M

L’hélicoptère embarqué Kamov Ka-27 connaît depuis quelques années un programme de modernisation portant ce dernier au standard Ka-27M. Les principales modifications portent sur le montage d’un nouveau radar AESA et d’un nouveau système d’armes. Deux contrats ont été signés portant respectivement sur 8 et 14 appareils et les dernières livraisons liées à ces contrats auront lieu d’ici à la fin de l’année. La société « Russia Helicopters » a donc fait savoir aux militaires qu’elle était prête à lancer la modernisation de 25 appareils supplémentaires d’ici à 2020 et devant équiper la Marine Russe.

Mil Mi-26T2V

Cette nouvelle variante de l’hélicoptère de transport lourd Mil Mi-26 Halo est une modernisation d’appareils existants et portant principalement sur les systèmes embarqués ainsi que sur les systèmes d’auto-défense.

Un premier prototype a été présenté durant le salon, ce dernier portant les numéros 3112 Jaune / 157 Blanc et sur base des photos disponibles; il présente une configuration fort proche du Mi-26T2 (celui-ci étant un appareil produit neuf et non un appareil modernisé).

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Le prototype Mi-26T2V. Photo@?

Les principales modifications résident dans l’installation d’un cockpit partiellement modernisé avec écrans LCD multifonctions, un nouveau système de vol NPK90-2V permettant le vol par tous les temps ainsi que le suivi automatique d’un plan de vol et enfin l’installation du système de défense President-S.

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Cette photo du Mi-26T2V permet de mieux voir les moyens d’auto-défense (massifs) implantés sur les flancs de l’appareil. Photo@Rostvertol

L’armée de l’air russe doit normalement signer un contrat en 2019 portant sur la modernisation des appareils actuellement à disposition (environ une quarantaine d’unités) à ce nouveau standard.

Mikoyan i Gurevitch MiG-31BM / PAK DP

Alors que le projet de remplacement du MiG-31BM connu sous le nom de projet PAK DP semblait avoir disparu des projets; ce dernier n’étant même pas mentionné durant les discussions relatives au GPV 2018-2027, c’est Iouri Slyusar, le CEO d’UAC Russia, lors d’une longue interview accordée dans le cadre de ce salon qui confirme que les études et les réflexions sur ce projet sont en cours.

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Le MiG-31BM codé 25 Bleu. Photo@Anton Gromov

La modernisation des MiG-31 au standard MiG-31BM devrait se poursuivre jusqu’en 2023 mais il est déjà apparent que la durée de vie résiduelle des appareils arrivera à son terme en 2030, par conséquent la mise au point d’un remplacement doit débuter au plus vite vu les délais (importants) nécessaires pour mettre au point ce type d’appareils. Il est quand même utile de rappeler qu’il aura fallu presque 15 ans à la Russie pour développer et mettre au point le PAK FA; même si le contexte n’est plus le même, un délai de dix ans pour disposer d’un remplacement au MiG-31BM n’est pas un luxe…

Mikoyan i Gurevitch MiG-35S / MiG-35UB

Dire que l’armée de l’air russe ne semble guère emballée par la dernière variante en date du MiG-29 est un doux euphémisme: présenté en 2017 et toujours à la recherche de son premier client, on ne peut pas dire que le MiG-35 soulève un enthousiasme débordant en Russie et la signature du premier contrat d’acquisition pour cette variante « ultime » (?) du MiG-29 n’est pas de nature à renforcer les espoirs placés en cette plate-forme.

Il est vrai que l’absence du futur (?) radar AESA prévu initialement ne soit pas de nature à renforcer l’attrait de cet appareil pour les forces aériennes russes et alors que les prévisions initiales tablaient sur l’acquisition de 24 appareils, la Russie a signé en date du 22 août un premier contrat (il y en aura donc d’autres) portant sur l’achat de 6 MiG-35 devant équiper la patrouille acrobatique Strizhi qui vole actuellement sur MiG-29(UB) mais chose curieuse: la Russie doit recevoir en moyenne un appareil par année et il s’agira d’un mix de MiG-35S et de MiG-35UB.

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Prototype MiG-35S codé 702 Bleu. Photo@Ilya the nightingale

La Russie table toujours sur l’acquisition de 24 MiG-35S/UB néanmoins, les commandes suivantes ne suivront pas avant 2023. Inutile de préciser que la Russie semble vraiment traîner des pieds face à cet appareil: il est vrai que la doctrine locale semble miser uniquement sur des plate-formes lourdes mieux adaptées à la règle tacite du « 3.000 Km sans ravitaillement ».

Sukhoï Su-35

Certainement l’annonce la plus inattendue: la vente de Sukhoï Su-35(S) à un troisième client à l’export. C’est le journal Interfax qui a relayé l’information en date du 21 août citant le directeur général de Rosoboronexport; Aleksandr Mikheev.

Cette annonce soulève néanmoins plus de questions qu’elle n’apporte de réponses: en effet, aucun communiqué officiel relatif à cette vente n’a été publié, aucune valeur de contrat n’a été indiqué, le nombre d’appareils n’a pas été précisé et surtout: le nom du client est passé sous silence.

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Su-35S codé 23 Rouge. Photo@?

Il n’en a pas fallu plus pour voir fuser des suppositions et des rumeurs partant dans tous les sens au sujet de cette commande. Certes, la Russie dispose d’une liste « d’usual suspects » intéressés par cet appareil et/ou ayant effectués des tests avec cependant en l’état actuel des choses: aucun élément concret ne permet de déterminer qui est l’acheteur de ces appareils. En outre, en l’absence de communiqué officiel sur la question, on ne peut même pas certifier que cette commande est un fait avéré.

Certes, les rumeurs pointent dans la direction de l’Algérie en tant que « client mystère », néanmoins si les sources derrière ces rumeurs sont aussi sérieuses et crédibles que l’hypothétique commande de Su-32 par Alger qui est soi-disant signée depuis 2016 (rien que ça…): autant dire qu’il est préférable d’attendre. D’autres clients potentiels étant également très intéressés par le Sukhoï Su-35.

Sukhoï Su-57

Plusieurs annonces relatives au Su-57, premièrement la signature officielle en date du 22 août du premier contrat portant sur deux avions à livrer en 2019. Chose étonnante, on ne parle plus de 12 appareils acquis en un seul contrat mais UAC Russia a déjà précisé que les plans étaient les suivants:

  • Deux Su-57 en 2019
  • Deux Su-57 en 2020
  • Onze appareils supplémentaires entre 2021 et 2023

L’acquisition en nombre accru de Su-57 ne se fera qu’à partir de 2023 avec la fin des tests de l’Izd.30 et la mise à disposition de la version définitive de l’appareil. La Russie va donc produire les premiers Su-57 de présérie avec moteurs Izd.117 et ce principalement dans le but de: tester la production de ce dernier, les processus industriels liés, les prérequis techniques ainsi que la chaîne logistique nécessaire tandis que la formation des pilotes et instructeurs se fera avec les appareils de présérie en question. On est donc loin des rumeurs d’abandon du projet qui ont fait les choux gras de certains médias récemment.

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Le prototype T-50-4 codé 054 Bleu. Photo@russianplanes.net

En outre, même si ce n’est pas une nouveauté en tant que telle, le T-50/Su-57 servira bien de base à la création d’une famille d’appareils à l’instar de ce qui se fit avec le Su-27 auparavant.

Tupolev PAK DA

Une actualité qui n’est pas spécifiquement liée au salon, mais dont l’annonce a été réalisée durant ce dernier: la fin des travaux de définition technique du PAK DA; ceci ouvrant la voie à la mise au point des technologies nécessaires pour produire le(s) prototype(s) au sein de l’usine KAPO (Kazan).

Dans le cadre d’une interview donnée par Iouri Slyusar, le CEO d’UAC Russia, ce dernier fait clairement savoir qu’il ne sera pas communiqué sur le design du PAK DA tant que le ministère de la défense ne donnera pas son feu vert sur cette question. Le premier vol des prototypes est toujours planifiée pour 2025-2026.

Tupolev Tu-142MK / Tu-142MZ

Dédié à la lutte anti sous-marine, le Tu-142 est un appareil à long rayon d’action dont l’avenir au sein de la Marine Russe semblait fort nébuleux. En effet, réputés onéreux à exploiter et disponibles en nombre limité, les Tu-142MK/MZ disposent d’équipements embarqués vieillissants offrants des performances limitées.

Il semble que ceci soit en passe de changer, si l’on en croit les déclarations d’Igor Khozin, le chef de l’aéronavale russe, en effet les appareils subsistants vont être modernisés avec notamment l’installation du système de ciblage SVP-24 de Gefest. Même si les informations sont lacunaires sur cette modernisation, on parle d’un appareil qui deviendra « polyvalent »; il reste à voir celle-ci se concrétisera (installation de missiles Kh-35? Capacité à frapper les navires de surface? Etc…). Les projets de modernisation des Tu-142 ne sont pas une nouveauté et tant qu’à présent aucun d’entre-eux n’a abouti et ce pour des considérations budgétaires.

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Le Tu-142MK codé 51 Noir. Photo@Evgeny Volkov

Il sera intéressant de voir si la Russie profitera de la modernisation des Tu-95MS pour mettre au point une modernisation similaire pour le Tu-142; vu les grandes similitudes techniques entre les cellules et les équipements embarqués; ce serait des plus logique.

Appareils STOL/VTOL

La question des appareils à décollage et atterrissages courts/verticaux relève presque de l’arlésienne en Russie puisqu’elle est liée à la question des futurs et toujours hypothétiques porte-avions russes.

On le sait, la Russie réfléchit depuis plusieurs années à un remplacement de l’Admiral Kuznetsov et le moins que l’on puisse dire c’est qu’à l’inverse des finances nécessaires, les idées ne manquent pas. La dernière émanation (en date) concerne le retour sur la table du concept d’appareils à décollages courts et atterrissages verticaux; à l’instar de feu le Yak-141. Ce concept avait déjà été rediscuté brièvement dans le courant de l’année 2017 avant d’être remis en-dessous de la pile des idées à potasser.

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La dernière tentative soviéto-russe pour disposer d’un appareil STOL/VTOL: le Yak-141. Photo@? 

Il semble néanmoins que l’indécision en matière de porte-avions et de concepts liés ainsi que la recherche d’économies dans la réalisation de ces projets poussent la Russie à réévaluer des idées pour lesquelles ils n’ont, malheureusement, plus aucune expertise. Les premières estimations communiquées par Iouri Borisov tablent sur 7 à 9 ans de travaux minimum pour disposer d’un appareil exploitable; vu les habitudes locales de « glissement à droite » des calendriers: inutile de préciser que ce délai est peu réaliste. Et ne parlons même pas des performances offertes par un appareil STOL/VTOL qui sont sans communes mesures avec celles offertes par un appareil conçu pour être employé sur un porte-avions STOBAR voire mieux: CATOBAR.

Porte-avions Shtorm-KM

Preuve si il en est que la Russie est des plus indécise en matière de projets de porte-avions, la présentation d’un nouveau design de porte-avions « léger » par le bureau de design Krylov: le Shtorm-KM.

Alors qu’un premier projet répondant au nom de Shtorm (Izd.23000) présentait un porte-avions à propulsion nucléaire d’un déplacement évalué à 100.000 tonnes et équipé de catapultes (une configuration CATOBAR en somme), le nouveau projet de Krylov part sur une coque plus fine mais avec une maximisation de la surface de pont permettant d’obtenir un parc aérien conséquent. La propulsion de ce nouveau modèle serait assurée par des turbines à gaz de grande puissance dont le développement est encore à établir en Russie. Pour poursuivre la lecture sur ce concept, je vous renvoie vers une analyse – des plus intéressante – de ce concept qui a été effectuée sur le blog « Le Fauteuil de Colbert » à cette adresse.

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Le projet de porte-avions Shtorm-KM tel que présenté par le bureau Krylov. Illustration@le fauteuil de colbert

Il n’en reste pas moins que ce projet soulève pas mal de questions notamment en ce qui concerne sa propulsion (absence – pour le moment – de turbines à gaz de grande puissance produites en Russie). Et comme si les choses n’étaient pas assez complexes: la Marine Russe a fait savoir qu’elle travaille déjà sur un porte-avions à propulsion nucléaire d’un déplacement qui ne sera pas inférieur à 70.000 tonnes (le Shtorm?), ce dernier étant dessiné et mis au point par le bureau de design Nevsky.

On le voit, il y a une lourde indécision qui est symptomatique pour la Marine Russe en ce qui concerne les projets futurs et le chemin à parcourir avant d’obtenir un porte-avions (peu importe sa forme au final) sera très long. Cette incapacité à obtenir un résultat découlant principalement de l’absence de projets clairs et cohérents et moins du manque de budget affectés à la Marine. Il y a également une guerre féroce qui fait rage entre les bureaux d’études chacun cherchant à placer « son » design permettant d’en retirer les budgets liés en cas de sélection de ce dernier.

Nous reviendrons sous peu plus en détails sur cette question dans une analyse séparée.

SNLE Izd.955(A) Boreï / SSGN Izd.885(M) Yasen

Une annonce qui n’est pas une nouveauté en soi; la livraison annoncée de pas moins de treize SNLE Boreï et SSGN Yasen d’ici à 2023. Ces treize unités se répartissant de la manière suivante:

  • Sept SNLE Izd.955(A) Boreï
  • Six SSGN Izd.885(M) Yasen

Dans les deux cas de figure il s’agit de la confirmation de ce qui était déjà connu la seule nuance étant que tous les nouveaux bâtiments sont dans une version modernisée par rapport aux bâtiments de ces deux classes déjà en service.

Navires lanceurs de missiles Izd.22800 Karakurt

Signature en date du 22 août d’un contrat portant sur l’acquisition de six navires lance-missiles supplémentaires de la classe Karakurt (Izd.22800).

Ces navires d’un déplacement de 800 tonnes disposent comme armement principal de quatre cellules universelles UKSK pouvant embarquer pas moins de huit missiles Kalibr/Oniks ainsi que du système Pantsir-M. La Russie dispose déjà de douze navires de cette classe qui sont soit en service ou en construction; une fois les commandes en cours la Russie disposera de pas moins de dix-huit navires de cette classe.

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Le Taifun, deuxième navire de la classe 22800 Karakurt lors de son lancement au chantier naval Pella. Photo@Zvezdanews

Il est prévu que deux chantiers navals se chargent de la production des six navires commandés;

  • Deux seront produits au Восточная верфь de Vladivostok
  • Quatre seront produits au Амурский судостроительный завод de Komsomolsk-na-Amur

L’ensemble de ces navires doivent être livrés d’ici à 2026.

En conclusion

Comme de coutume dans ce type de salons, il y a une avalanche d’annonces et il est nécessaire et utile de faire le tri dans celles-ci;  on a même pu constater la publication d’annonces qui contredisaient ce qui avait été publié peu de temps auparavant! Certes, ceci est anecdotique mais plusieurs choses intéressantes ressortent quand même de ce salon;

  • La première commande ferme pour des Su-57, ce qui est une étape non-négligeable dans le déroulement du programme
  • La première commande ferme pour des MiG-35S/UB, qui sont une première pour ce modèle
  • Les réflexions, parfois chaotiques, relatives aux projets de porte-avions
  • La remise en avant du projet de remplacement de MiG-31BM: le PAK DP

On fera l’impasse sur les discussions longues et pour le moment stériles visant à déterminer le troisième client à l’export du Su-35(S): on a pu lire tout et son contraire sur internet à ce sujet donc il est urgent d’attendre d’obtenir des informations fiables et crédibles.

Il est de bon ton de garder à l’esprit que ce type de salon est l’occasion de voir tous les constructeurs et les officiels mettre en avant leurs réalisations et leurs projets (après tout c’est également le but de ce genre de rendez-vous) mais à l’aune d’un nouveau GPV en Russie, on commence à y voir plus clair avec les intentions des militaires en matière d’acquisitions.

La double politique de modernisations et d’acquisitions sera poursuivie avec une transition progressive vers les nouvelles plate-formes qui arrivent à maturité (Su-57/T-14/T-15) ainsi que la poursuite des travaux sur les nouvelles plate-formes à venir (Shkval, PAK DP, IL-114-300, etc…).

Il reste maintenant à passer dans la deuxième partie de cet article sur les actualités relatives aux questions terrestres.

_______________________________

Pour ceux et celles qui souhaitent poursuivre les lectures relatives à ce salon:

– L’interview de Iouri Slyusar, CEO d’UAC Russia
– L’interview d’Andreï Boginski, CEO de Russian Helicopters
– L’interview de Denis Manturov, Ministre Russe de l’Industrie et du Commerce

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